Saône-et-Loire : un plan d'urgence pour protéger les forêts face aux incendies
Vendredi 4 septembre, le Département a réuni son assemblée en session extraordinaire pour prendre la mesure de cette saison hors normes et tracer les premières réponses, comme le rapporte Hebdo39.

L'été 2026 a marqué un tournant en Saône-et-Loire. Sept feux de forêt d'ampleur en seulement trois mois, quand cinq avaient été recensés en vingt ans. Vendredi 4 septembre, le Département a réuni son assemblée en session extraordinaire pour prendre la mesure de cette saison hors normes et tracer les premières réponses, comme le rapporte Hebdo39. André Accary, président du Département, l'a posé sans détour: « Tout a été dit. Tout est sur la table. Maintenant, il faut agir! »
Ce que le plan prévoit pour l'été 2027
À ses côtés, le contrôleur général Frédéric Pignaud, directeur du SDIS 71, a détaillé dix projets à horizon été 2027. Le SDIS est intervenu 768 fois depuis janvier pour des départs de feux d'espaces naturels, et 641 hectares ont été parcourus par les flammes. Le dispositif s'étoffe: brigades de bénévoles composées d'anciens pompiers patrouillant en période sensible, sapeurs-pompiers saisonniers, équipements renforcés. Surtout, un hélicoptère bombardier d'eau est à l'étude pour l'été prochain, les moyens aériens étant jugés trop éloignés. Pour André Accary, « nous ne pouvons plus nous passer de cet outil, notre département devra prendre ses responsabilités ».
Ce qui change concrètement autour de votre gîte
L'enjeu vous concerne bien au-delà du périmètre des pompiers. Agriculteurs, chasseurs, propriétaires forestiers et ONF seront davantage associés: leurs moyens seront recensés pour se coordonner avec les secours. Concrètement, cela peut raccourcir les délais d'intervention près de votre hébergement, et renforcer la surveillance des massifs voisins. Côté prévention, une campagne sur les bons comportements est annoncée au printemps 2027, et certaines forêts seront susceptibles de fermer lors des journées classées en risque sévère ou très sévère. Si votre gîte propose des sentiers ou borde un bois, il faudra anticiper: informer vos voyageurs, prévoir des itinéraires bis, garder un œil sur les alertes.
L'eau, sujet brûlant pour nos terroirs
Quelque 5 000 points d'eau ont déjà été identifiés en Saône-et-Loire. Le Département souhaite créer un atlas complet — étangs, plans d'eau, mares, réserves incendie — pour connaître le potentiel de mobilisation de chacun. Dans les territoires ruraux, il s'agit aussi d'optimiser l'existant: certains points d'eau pourraient être remis en état ou rendus plus accessibles, tandis que les aides à la récupération d'eau pourraient être prolongées. De nouvelles retenues sont envisagées dans les secteurs où les capacités manquent, sous réserve de concertation et du respect des équilibres hydrologiques.
Trois rendez-vous à garder en tête
D'abord, les conférences territoriales prévues dès cet automne préciseront le rôle de chacun — l'occasion, pour vous, de vous rapprocher de vos interlocuteurs locaux. Ensuite, la décision sur l'hélicoptère bombardier d'eau: si la location est validée, la couverture de la Bresse louhannaise sera nettement améliorée. Enfin, l'intelligence artificielle, évoquée pour aider à détecter les départs de feu, pourrait compléter votre propre vigilance sans la remplacer.
En attendant la prochaine saison, la préparation se joue dès maintenant. Repérer les points d'eau autour de votre gîte, cartographier les itinéraires de promenade en cas de fermeture de massif, échanger avec vos voisins agriculteurs: ces réflexes simples font toute la différence le jour où la sirène se déclenche.