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Randonnée avec son chien en Bourgogne : 6 règles pour réussir
Escapades et Nature

Randonnée avec son chien en Bourgogne : 6 règles pour réussir

Une randonnée pédestre en Bourgogne avec chien ne se prépare pas seulement en choisissant un itinéraire agréable entre forêt, chemins viticoles et bord de lac.

Randonnée avec son chien en Bourgogne: 6 règles pour réussir

Selon la période et le statut du terrain, un chien qui court librement peut déranger la faune, franchir une zone interdite ou provoquer un accident avec un cycliste, un cavalier ou un autre animal.

Le point le plus sensible se situe au printemps. Du 15 avril au 30 juin, la circulation des chiens dans les bois et les forêts est soumise à des règles renforcées afin de limiter les dérangements pendant la nidification des oiseaux et la mise bas des mammifères. En Bourgogne du Sud comme dans le Morvan, cette période doit être intégrée dès le choix de la promenade. La randonnée canine réussie repose moins sur l’improvisation que sur une préparation simple: connaître le statut du sentier, garder la maîtrise de son chien et accepter d’adapter la sortie aux conditions du jour.

La réglementation printanière: protéger la faune sauvage du 15 avril au 30 juin

Entre le 15 avril et le 30 juin, les chiens doivent être tenus en laisse lorsqu’ils circulent en dehors des routes, chemins et sentiers forestiers. Cette règle concerne les bois et forêts, et pas uniquement les espaces identifiés comme réserves naturelles. Elle vise une période où la faune sauvage est particulièrement vulnérable: les oiseaux nichent au sol ou dans les fourrés, tandis que les mammifères élèvent leurs petits dans des secteurs parfois difficiles à repérer pour un promeneur.

Un chien qui s’éloigne de quelques dizaines de mètres peut ainsi faire lever une perdrix, poursuivre un chevreuil ou entrer dans un secteur où une laie a installé sa portée. Même sans comportement agressif, sa présence suffit à perturber les animaux. Le rappel n’annule pas ce risque: un chien très obéissant peut ignorer momentanément son maître lorsqu’il détecte une piste fraîche.

La règle s’applique dans les forêts domaniales et dans de nombreuses forêts communales soumises au régime forestier. Elle ne dépend donc pas seulement de la présence d’un panneau à l’entrée du chemin. Les itinéraires balisés ne deviennent pas pour autant des espaces où le chien peut courir sans surveillance: la laisse est requise dès que l’on quitte les voies concernées, et les règlements locaux peuvent imposer davantage de restrictions.

Avant de partir, il faut distinguer trois situations:

  • sur une route forestière ou un sentier balisé, le chien peut parfois circuler sans être tenu à la main si le règlement du site l’autorise et si le maître conserve une maîtrise effective;
  • en dehors de ces voies, pendant la période du 15 avril au 30 juin, la laisse devient la règle;
  • dans une réserve naturelle, une zone humide ou un secteur faisant l’objet d’un arrêté particulier, l’accès des chiens peut être limité ou interdit, même sur certains chemins.

La présence d’agents de l’Office national des forêts, de gardes ou de forces de l’ordre n’est pas nécessaire pour que la règle existe. La signalétique informe le public, mais elle ne remplace pas les dispositions réglementaires. À l’inverse, un panneau local peut aussi préciser une interdiction supplémentaire, par exemple dans une zone de quiétude ou à proximité d’un site de reproduction.

Au printemps, la laisse ne sert pas seulement à empêcher une fugue: elle évite surtout que le chien entre dans une histoire de faune sauvage dont le promeneur ne voit pas le premier chapitre.

Cette contrainte est parfois mal vécue par les chiens habitués aux longues explorations. Il est pourtant possible de conserver une sortie intéressante. Une longe, utilisée sur un chemin suffisamment dégagé et sans croiser de cyclistes, permet de donner de l’amplitude au chien tout en gardant une capacité d’intervention immédiate. Elle ne doit pas être tendue en travers du passage ni laissée traîner dans un sous-bois où elle pourrait s’accrocher.

Hors de la période sensible: la divagation relève du Code rural

En dehors de la période printanière, la laisse n’est pas automatiquement obligatoire partout. Cela ne signifie pas qu’un chien puisse être laissé à lui-même. La notion centrale est alors celle de divagation, définie par le Code rural et de la pêche maritime, et non par le Code forestier.

Pour un chien, la divagation peut notamment être caractérisée lorsqu’il n’est plus sous la surveillance effective de son maître, lorsqu’il se trouve hors de portée de voix ou lorsqu’il est éloigné de plus de 100 mètres de la personne qui en est responsable. La référence aux 100 mètres n’est donc pas une autorisation de laisser son chien courir à cette distance: c’est un seuil utilisé dans la définition juridique de la divagation. Le contrôle réel du chien, sa capacité à revenir et la configuration des lieux comptent également.

Sur un chemin fréquenté, un chien qui reste à 80 mètres mais traverse la trajectoire de cyclistes n’est pas nécessairement sous une bonne maîtrise. À l’inverse, un chien proche de son maître mais incapable de revenir lorsqu’il aperçoit un chevreuil pose déjà un problème pratique. La distance ne résume jamais à elle seule la responsabilité du propriétaire.

Dans une forêt bourguignonne, le rappel doit être évalué avec honnêteté. Un chien fiable dans un jardin ou sur un chemin de village ne le sera pas forcément face à un gibier, à un groupe de randonneurs ou à une odeur persistante. Quelques exercices simples peuvent être repris avant le départ:

1. Tester le rappel dans un environnement progressivement plus stimulant, sans passer directement du jardin à la forêt.

2. Récompenser le retour, y compris lorsque le chien revient après une hésitation, plutôt que de transformer chaque rappel en fin immédiate de promenade.

3. Anticiper les croisements: rattacher le chien avant de rencontrer un groupe, un cheval, un vélo ou un autre animal.

4. Ne pas confondre longe et liberté. Une longe donne de l’espace, mais elle exige une surveillance permanente et une gestion attentive des croisements.

5. Renoncer au lâcher si le terrain est escarpé, si la visibilité est mauvaise ou si le chien montre une excitation inhabituelle.

Une laisse de cinq à dix mètres peut convenir sur un itinéraire peu fréquenté, à condition d’être adaptée au gabarit du chien et à la nature du sol. Une longe fine qui se prend dans les ronces ou brûle les mains au premier départ brusque n’est pas un équipement pratique. Pour une randonnée longue, un harnais bien ajusté donne souvent un meilleur contrôle qu’un collier, notamment lorsque le chien tire ou change brutalement de direction.

Laisse obligatoire et zones sensibles: du Parc du Morvan aux Voies Vertes

Les règles générales ne suffisent pas toujours à organiser une sortie. En Bourgogne, un même itinéraire peut traverser une forêt, longer une voie verte, entrer dans le périmètre d’un parc naturel régional ou approcher une réserve. Chaque statut ajoute ses propres exigences. Il faut donc vérifier la zone réellement parcourue, et non se contenter du nom touristique de la destination.

SecteurRègle à anticiperVigilance particulière
Voie Verte de Bourgogne du SudChien tenu en laisse et passage dégagé pour les autres usagersCroisements avec vélos, rollers, poussettes et groupes
Parc naturel régional du MorvanRespect de la signalétique locale et maintien du chien sous contrôleFaune sauvage, chemins étroits et secteurs très fréquentés
Réserve ou tourbièreLaisse stricte, parfois accès interdit, avec obligation de rester sur le sentierSols fragiles, zones humides et dérangement des espèces
Berges et abords de plans d’eauRèglement propre à chaque site, parfois différent selon la plage ou la saisonBaignade, oiseaux, pêcheurs et affluence estivale

Sur une Voie Verte, la laisse est autant une question de sécurité que de réglementation. Une laisse tendue d’un bord à l’autre du chemin peut surprendre un cycliste, surtout dans une descente ou à l’approche d’un virage. Le maître doit garder le chien du côté opposé au flux lorsque c’est possible et raccourcir la laisse au moment des croisements. L’objectif n’est pas de monopoliser la largeur du passage, mais de laisser à chacun une trajectoire prévisible.

Dans le Parc naturel régional du Morvan, les itinéraires peuvent alterner entre pistes larges et portions plus étroites, parfois proches d’un cours d’eau ou d’un relief accidenté. La consigne de rester sur le sentier protège aussi le chien. Une tourbière, une zone humide ou un sol gorgé d’eau peut être instable, tandis qu’un animal dissimulé dans la végétation peut être dérangé avant même d’avoir été aperçu.

Les réserves naturelles demandent une vigilance supplémentaire. Certaines interdisent les chiens, d’autres les acceptent uniquement en laisse, et les conditions peuvent être précisées par la signalétique ou par un règlement propre au site. La Réserve naturelle régionale du Val Suzon, en Côte-d’Or, fait partie des secteurs où la divagation des chiens est interdite. Ce type de règle n’est pas une formalité: il peut s’appliquer à un espace apprécié pour la randonnée, mais conçu d’abord pour protéger des milieux sensibles.

La bonne méthode consiste à regarder:

  • le panneau situé au départ du sentier;
  • le règlement de la réserve ou de l’espace naturel;
  • les éventuels arrêtés municipaux concernant les plages, les berges ou les voies partagées;
  • les périodes de travaux, de chasse ou de fermeture temporaire;
  • la présence d’un itinéraire de remplacement lorsque les chiens ne sont pas admis.

En cas de doute, mieux vaut modifier la boucle que s’engager sur un chemin dont le statut est incertain. La Bourgogne offre suffisamment d’itinéraires pour ne pas transformer une sortie en négociation permanente avec la réglementation.

Le lac des Settons et les espaces aquatiques: concilier baignade et préservation

Le lac des Settons est un lieu apprécié pour les promenades autour de l’eau et les activités de plein air. Les conditions d’accès des chiens ne sont toutefois pas uniformes sur l’ensemble du site. Selon le secteur, la plage, la saison ou l’arrêté local, le chien peut être admis en laisse, toléré à proximité de l’eau ou exclu d’une zone de baignade surveillée.

Il faut donc éviter de présenter le lac comme un espace entièrement ouvert aux chiens. La possibilité de marcher sur un sentier périphérique ne signifie pas que toutes les plages sont accessibles, ni que la baignade est autorisée partout. Les zones surveillées et les secteurs très fréquentés appellent une retenue particulière, même lorsqu’aucune interdiction générale ne semble visible.

Quelques réflexes rendent la sortie plus simple:

  • vérifier les règles du secteur précis où l’on souhaite accéder à l’eau;
  • éviter les plages très fréquentées en période estivale, même si le chien y est autorisé à proximité;
  • tenir le chien en laisse sur les portions étroites et près des installations de loisirs;
  • ne pas le laisser poursuivre les oiseaux sur les berges ou entrer dans les roselières;
  • rincer son pelage s’il s’est baigné, surtout s’il présente une peau sensible;
  • emporter de l’eau potable: l’eau du lac ne remplace pas une réserve destinée à la consommation.

La baignade peut aussi poser un problème de cohabitation. Certains chiens se précipitent vers l’eau, éclaboussent les promeneurs ou reviennent sur le sentier en laissant une longe détendue derrière eux. D’autres peuvent paniquer dans un secteur où ils n’ont pas pied. Une entrée progressive dans l’eau, sans forcer l’animal, reste préférable à une mise à l’épreuve improvisée.

Le même principe vaut pour les autres plans d’eau de Bourgogne. Un étang communal, un réservoir, une base de loisirs ou une berge située sur une propriété privée n’obéissent pas nécessairement aux mêmes règles. La présence d’un chemin public ne donne pas automatiquement accès à la rive. Les pêcheurs, les oiseaux nicheurs et les zones de baignade peuvent faire l’objet de restrictions distinctes.

Près de l’eau, la question n’est pas seulement de savoir si le chien peut se baigner, mais si sa présence laisse encore de la place aux autres usagers et à la faune des berges.

Sécurité en forêt: gérer la divagation et les risques sanitaires saisonniers

La réglementation protège la faune; la préparation protège aussi le chien. Les sous-bois bourguignons exposent l’animal aux tiques, aux plantes irritantes, aux morsures, aux débris végétaux et, selon les secteurs, aux chenilles processionnaires. Ces risques ne justifient pas de renoncer à la forêt, mais ils imposent une surveillance adaptée à la saison.

Période indicativeRisque à surveillerRéflexe utile
Printemps et automneTiques, avec un risque variable selon les milieux et les conditions météorologiquesTraitement antiparasitaire adapté et inspection du pelage au retour
Fin d’hiver et printempsChenilles processionnaires dans les secteurs où des pins sont présentsÉviter les zones signalées et empêcher le chien de renifler ou de lécher le sol
Saison de chasseRencontre avec des chasseurs, des chiens de chasse ou du gibier en mouvementRappel fiable, laisse si nécessaire et équipement visible
Été chaudDéshydratation, coup de chaleur et coussinets fragilisésSortir aux heures fraîches, prévoir de l’eau et réduire l’effort

Les tiques peuvent transmettre différentes maladies, dont la piroplasmose et la maladie de Lyme. Le risque dépend du secteur, de la saison et de l’exposition du chien; il ne se résume pas à un calendrier fixe. Une inspection attentive au retour permet de repérer les parasites sur les zones où ils s’accrochent facilement: oreilles, cou, aisselles, espaces entre les doigts et ventre. En cas de doute sur une morsure ou si le chien présente un changement d’état après une sortie, il faut demander conseil à un vétérinaire sans attendre que les symptômes s’aggravent.

Le choix de l’antiparasitaire mérite également un avis professionnel. Produit, fréquence d’application, âge, poids et mode de vie du chien entrent en ligne de compte. Un traitement adapté à un animal vivant surtout en ville ne correspond pas forcément à un chien qui parcourt régulièrement les sous-bois.

Les chenilles processionnaires constituent un autre danger dans les secteurs où des pins sont présents. Leurs poils urticants peuvent provoquer une réaction importante au niveau de la bouche et des muqueuses. Le chien peut se mettre à baver, frotter son museau, avoir la langue irritée ou présenter une gêne respiratoire. Il ne faut pas toucher les zones atteintes à mains nues ni tenter de retirer les poils sans précaution: un contact avec la bouche ou la peau peut aggraver l’exposition. Un contact suspect justifie un appel rapide à un vétérinaire ou à un service d’urgence vétérinaire.

Les conditions météorologiques modifient aussi la difficulté d’une randonnée. Par forte chaleur, l’heure de départ compte davantage que la distance annoncée. Un itinéraire ombragé n’est pas forcément frais, et un sol minéral peut devenir très chaud pour les coussinets. Il faut prévoir des pauses, offrir régulièrement de l’eau et interrompre la sortie si le chien halète de manière inhabituelle, ralentit fortement ou cherche à s’allonger.

La chasse appelle une attention particulière dans les massifs forestiers. Les dates et les secteurs varient selon les territoires; une promenade qui semblait tranquille quelques semaines plus tôt peut se dérouler dans une zone active. Les panneaux installés sur place doivent être respectés. Un gilet visible peut aider à identifier le chien, mais il ne remplace ni la laisse ni la prudence. Dans un secteur où des tirs sont signalés, le choix raisonnable consiste à changer d’itinéraire.

Sanctions et responsabilités: comprendre les enjeux de la divagation canine

L’amende forfaitaire de 135 euros est souvent le premier risque auquel pensent les propriétaires. Elle n’est pourtant qu’une partie du problème. La divagation peut entraîner la capture du chien, son placement en fourrière et des démarches pour le récupérer. Lorsque l’animal n’est pas identifié ou que son propriétaire ne peut pas être joint rapidement, la situation se complique encore.

La responsabilité du propriétaire peut également être engagée si le chien provoque un dommage. Une chute de cycliste, une collision avec un véhicule, une morsure, une altercation avec un autre chien ou une poursuite de gibier peuvent avoir des conséquences bien plus importantes que l’amende initiale. La couverture de responsabilité civile doit être vérifiée avant un séjour, en particulier lorsque le chien est confié à une autre personne ou lorsqu’il est hébergé dans un gîte.

Les conséquences ne sont pas identiques selon la situation. Un chien qui s’éloigne brièvement sur un chemin calme n’est pas dans le même cas qu’un animal qui traverse une route, poursuit un cheval ou pénètre dans une réserve malgré les interdictions. Le comportement du maître compte aussi: rappeler son chien, le rattacher à l’approche d’un groupe et respecter la signalétique sont des gestes simples qui réduisent fortement les risques.

La fourrière n’est pas seulement une sanction financière. Elle représente du stress pour l’animal, une organisation imprévue pour la famille et parfois des frais supplémentaires. Dans les cas de dangerosité ou de récidive, les autorités disposent de mesures plus sévères prévues par la réglementation. Il est donc inutile d’attendre un incident pour considérer la laisse comme un outil de prévention.

Les six vérifications avant de quitter le gîte

Une préparation efficace peut tenir en six points, sans transformer la promenade en opération compliquée:

1. Regarder la date et la saison. Du 15 avril au 30 juin, la laisse est requise hors des routes, chemins et sentiers forestiers concernés. En dehors de cette période, le chien doit rester sous surveillance et ne pas être laissé en situation de divagation.

2. Identifier le statut du terrain. Forêt domaniale, forêt communale, parc naturel régional, réserve, voie verte ou plage ne renvoient pas aux mêmes règles. Le règlement local peut renforcer les obligations générales.

3. Choisir un équipement réellement utilisable. Harnais bien ajusté, laisse ou longe adaptée, lampe si le départ est matinal, sacs à déjection et élément visible en période de chasse forment une base plus utile qu’un matériel sophistiqué mal maîtrisé.

4. Prévoir l’eau et les pauses. Une gamelle pliable, une réserve d’eau et une serviette pour sécher le chien sont particulièrement utiles autour des lacs et lors des sorties longues. Le chien ne doit pas dépendre d’un ruisseau ou d’une fontaine dont la présence n’est pas garantie.

5. Contrôler les risques du jour. Météo, chaleur, vent dans les secteurs de pins, état du sentier, travaux forestiers et activité de chasse peuvent conduire à raccourcir la boucle ou à choisir un autre départ.

6. Savoir quoi faire en cas de problème. Repérer à l’avance les coordonnées d’un vétérinaire ou d’un service de garde dans le secteur du gîte évite de perdre du temps si le chien se blesse, avale une substance irritante ou réagit après une piqûre.

Une randonnée qui reste agréable pour tout le monde

La randonnée nature en Bourgogne avec un chien ne se résume pas à trouver des sentiers autorisés aux chiens en Saône-et-Loire ou un itinéraire balisé près d’un lac. Il faut aussi savoir comment le chien se comporte dans cet environnement et quelle place il laisse aux autres usagers.

Sur une voie partagée, le chien marche du côté du maître et la laisse reste courte lors des croisements. Dans une forêt calme, la longe peut offrir davantage de liberté, mais seulement si elle ne gêne personne et si le terrain permet de la contrôler. Près d’un troupeau, d’un cheval ou d’un animal sauvage, on rattache immédiatement le chien, même si son rappel est habituellement bon.

Les déjections doivent être ramassées, y compris sur un chemin forestier. Elles ne sont pas neutres pour les autres chiens, pour les promeneurs et pour les espaces pâturés. De la même manière, laisser le chien creuser, poursuivre un oiseau ou se baigner dans une zone interdite n’est pas une manifestation anodine de liberté: cela dégrade un lieu que d’autres viennent aussi découvrir.

Le bon itinéraire n’est pas nécessairement le plus spectaculaire. Une boucle plus courte, ombragée et clairement balisée peut être préférable à un parcours plus long où le chien devrait rester constamment au pied dans une foule ou sur un sol difficile. Les besoins de l’animal, son âge, sa condition physique et son tempérament doivent entrer dans le choix, au même titre que le dénivelé ou la distance.

La randonnée pédestre en Bourgogne avec chien devient alors une affaire d’anticipation: la saison détermine le niveau de contrainte, le statut du lieu précise les interdictions et l’équipement permet de réagir aux imprévus. La référence aux 100 mètres, en dehors de la période printanière, ne donne pas un droit à la divagation; elle rappelle au contraire que le chien doit rester sous la surveillance réelle de son maître.

Une sortie bien préparée laisse davantage de place au plaisir. On marche, on observe, on fait une pause près de l’eau lorsque le site l’autorise, puis on rentre sans avoir dérangé la faune ni mis les autres usagers en difficulté. En Bourgogne, cette discipline n’enlève rien à la promenade: elle permet simplement aux chemins, aux forêts et aux espaces naturels de rester accueillants pour tous, avec ou sans chien.

Questions fréquentes

Pourquoi faut-il tenir son chien en laisse entre le 15 avril et le 30 juin ?
Cette mesure vise à limiter les dérangements de la faune sauvage pendant la période de nidification des oiseaux et de mise bas des mammifères.
Quelle distance maximale un chien peut-il s'éloigner de son maître ?
La loi définit la divagation comme le fait pour un chien de se trouver à plus de 100 mètres de son maître, mais cette distance n'est pas une autorisation de liberté et le contrôle réel reste prioritaire.
Les chiens sont-ils autorisés sur les Voies Vertes en Bourgogne ?
Oui, mais ils doivent être tenus en laisse et le maître doit veiller à ce que l'animal ne gêne pas les autres usagers comme les cyclistes ou les poussettes.
Quels sont les risques pour un chien en forêt au printemps ?
Le chien s'expose aux tiques, aux chenilles processionnaires dans les zones de pins, ainsi qu'aux risques de blessures ou de rencontres avec des animaux sauvages.
Que risque-t-on en cas de divagation de son chien ?
Le propriétaire s'expose à une amende forfaitaire de 135 euros, à la mise en fourrière de l'animal et à une responsabilité civile en cas de dommages causés à autrui.

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