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Œnotourisme en Bourgogne : pourquoi vos hôtes sont prêts à dépenser plus

D'après une étude relayée par Bouger à Bordeaux, la Bourgogne se classe parmi les régions viticoles les plus chères de France pour l'œnotourisme, avec un tarif moyen de 59 € par adulte — derrière…

mis à jour 19 août 2026

Œnotourisme en Bourgogne : pourquoi vos hôtes sont prêts à dépenser plus

D'après une étude relayée par Bouger à Bordeaux, la Bourgogne se classe parmi les régions viticoles les plus chères de France pour l'œnotourisme, avec un tarif moyen de 59 € par adulte — derrière Cognac (83 €) et l'Île-de-France (81 €), mais devant la Champagne (50 €). Pour un loueur de gîte bourguignon, ce chiffre n'est pas anecdotique: il dessine le profil d'une cliente prête à investir dans une expérience premium, et révèle un effet d'entraînement direct sur l'hébergement. Plus de la moitié des visiteurs œnotouristes prolongent leur déplacement par un séjour d'au moins deux jours, selon la même étude.

Le tarif moyen cache un panier moyen très élevé

L'étude, portant sur 15 000 réservations confirmées en France en 2025, documente un indicateur que tout hébergeur devrait intégrer dans son calcul de RevPAR: une réservation œnotouristique génère en moyenne 207 € de chiffre d'affaires pour le professionnel — cumul du prix de l'activité et des bouteilles achetées après la visite. Trois visiteurs sur quatre repartent avec du vin. Le panier moyen chez ces acheteurs atteint 164 €.

Deux segments sortent du lot:

  • Les familles: 79 % d'entre elles effectuent un achat sur place.
  • Les groupes de collègues: panier moyen de 461 € par réservation, soit plus du double de la moyenne générale.

Le message est sans ambiguïté: la dégustation n'est pas une activité touristique annexe, c'est un canal de vente directe. Le gîte qui capte ces visiteurs en amont capte une partie de ce flux financier.

Trois leviers d'optimisation pour votre exploitation

1. Créer un partenariat de captation avec un domaine local. Proposez une offre packagée « nuit + dégustation » avec commission ou tarif négocié. Vous transformez votre gîte en point d'entrée vers l'expérience que la Bourgogne facture 59 € en moyenne. Formulez l'offre en valeur, pas en pourcentage: « accès privilégié au domaine », « créneau de visite dédié », pas « -10 % sur la dégustation ».

2. Cibler les segments à fort panier. Familles (79 % d'achats) et groupes de collègues (461 €) sont vos meilleurs profils. Adaptez votre annonce: capacité modulable, équipements enfants, espaces de réunion. Le groupe de collègues cherche souvent un hébergement privatif pour 6 à 12 personnes — un créneau sous-exploité dans la plupart des grilles tarifaires rurales bourguignonnes.

3. Exploiter la saisonnalité inversée du tourisme fluvial. Selon Yonder.fr, la location de bateaux sans permis progresse de 30 % en 2026 et la Bourgogne figure parmi les trois destinations les plus demandées, avec le Canal du Midi et l'Alsace. Ces clientèles arrivent avec un budget loisirs élevé et cherchent un point d'ancrage terrestre entre deux étapes fluviales. Positionnez votre gîte comme base logistique: parking sécurisé, arrivée flexible, lessive de linge de rechange pour les séjours prolongés.

L'arithmétique reste simple. Si votre grille laisse trente nuits vides sur la saison, convertir vingt d'entre elles en séjours œnotouristiques de deux nuits — à panier moyen local capté à hauteur de 80 € par réservation — représente 1 600 € de revenu complémentaire pur, sans modification de votre tarif affiché ni investissement matériel. C'est exactement le type d'optimisation qui sépare un gîte à 40 % de taux d'occupation d'un gîte à 60 %.

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